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Un propos de Marin Karmitz
Illustrateur officiel de livres dans la Russie soviétique post-stalinienne, Ilya Kabakov profite du relatif assouplissement de l’étau culturel pour développer une œuvre personnelle. Après son départ d’Union soviétique en 1988 et sous l’influence de l’art conceptuel, il poursuit ses recherches qui aboutissent aux « installations totales ». Ces dernières mettent en scène l’ordinaire médiocre des espaces communautaires confondus avec des souvenirs personnels à la fois familiers et oppressants. Dans l’installation monumentale Labyrinth (My mother’s Album), un couloir étroit de cinquante mètres nous contraint à cheminer entre les tapisseries désuètes et sales, couvertes des extraits dactylographiés des mémoires de la mère de l’artiste, récit d’une vie de tourments et de peine. En fond sonore, des chansons populaires nous guident vers une pièce étroite où s’amoncellent des débris.
Labyrinth (My Mother’s Album) [Labyrinthe (L’Album de ma mère)], 1990
Installation, technique mixte
13,90 x 10,35 m
Tate
© Adagp, Paris 2009
dimanche 3 mai 2009
Dommage que ce parcours soit inaccessible aux personnes en Fauteuil. Il aurait pourtant été simple de mettre les petits cartons plus bas
C’est encore faisable….
c’est incroyable que personne n’ait signalé celà
Sinon parcours très touchant…