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Un propos de Marin Karmitz
Avec la pièce La Classe morte, produite en 1975, Tadeusz Kantor inaugure le « Theatrum mortis » genre théâtral nouveau qui cristallise ses expérimentations. Un groupe de vieillards s’y trouve confronté à une classe d’enfants morts qui ne sont autres qu’eux-mêmes, matérialisés par des personnages de cire. Un télescopage scénique qui réactive puissamment les questionnements sur la mémoire et la mort : « L’existence de créatures façonnées à l’image de l’homme d’une manière presque sacrilège et quasi clandestine, fruit de procédés hérétiques, porte la marque de ce côté obscur, nocturne, séditieux de la démarche humaine. » Sculpture intégrée à la scénographie, le banc sur lequel se tiennent alternativement les comédiens et les figurines est pleinement constitutif de l’œuvre et procède du rapprochement qu’opère Kantor entre théâtre et arts plastiques.
Enfants à leur banc d’écoliers, pour la pièce La Classe morte, 1989
144 x 160 x 330 cm
Centre de documentation de l’art de Tadeusz Kantor Cricoteka, Cracovie
lundi 22 juin 2009
Une froideur vous envahi,vous êtes seul dans la pièce mais vous avez une sensation étrange, vous vous sentez regardé, une œuvre étonnante.